Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

Publié le par L'Emile

Titre original : To kill a Mockingbird   [1960]           
Genre : fiction mêlée d'éléments autobiographiques, roman d'apprentissage
D'où sort-il ? Anne me l'avait prêté parce que c'est son livre préféré (c'est devenu l'un des miens aussi )



RESUME :
Dans les années 1930, Scout vit avec son frère aîné Jem et son père Atticus Finch dans une ptite ville de l'Alabama. Sa mère est morte alors qu'elle était petite, et une cuisinière noire, Calpurnia, aide le père à élever les deux garnements, à les empêcher de faire des bêtises, comme par exemple, essayer d'apercevoir Boo Radley, leur voisin mystérieusement reclus depuis des années. Ou se battre à l'école lorsque l'on accuse leur père d'être l'ami des Noirs. Car Atticus, avocat, est commis d'office pour défendre un jeune Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Et l'homme intègre décide de s'acquitter de sa tâche au plus près de sa conscience. 



MON AVIS SUR CE LIVRE
: J'aime beaucoup l'idée de raconter l'histoire à travers la bouche de Scout, au début petite fille, qui grandit peu à peu. Beaucoup de thèmes se mélangent dans ce livre : l'enfance, l'amitié, les liens familiaux, l'opinion publique, le racisme, la justice, les préjugés, mais sans lui donner un air de "catalogue". C'est un livre superbe, autant par son histoire que par la manière d'être raconté. Je comprends qu'il soit étudié Outre-Atlantique dans les écoles. Les thèmes abordés sont toujours d'actualité et universels par la même occasion. Pour moi, un chef-d'oeuvre !



POUR QUI ?
Pour ceux qui ont envie d'un roman humaniste et pertinent, avec une écriture vive. Un livre qui peut se lire et se relire à tous âges.


Ce roman fut couronné par le Prix Pulitzer en 1961.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur a fait l'objet en 1962 d'une adaptation cinématographique (Du silence des ombres en Français) de Robert Mulligan.



"- Tu vas retirer ça, et vite!
Cet ordre que je donnai à Cecil Jacobs marqua le début d'une période pénible pour Jem et moi. Les poings serrés, j'étais prête à le frapper. Atticus m'avait promis que, s'il apprenait que je m'étais encore battue, il me ferait définitivement passer l'envie de recommencer; j'étais beaucoup trop grande pour m'adonner à de tels enfantillages et plus vite j'apprendrais à me contenir mieux ce serait pour tout le monde. Cela me sortit vite de la tête.
Ce fut la faute de Cecil Jacobs. La veille, il avait annoncé dans la cour de récréation que le père de Scout Finch défendait les nègres. Je niai, mais en parlai à Jem.
- Qu'est-ce qu'il voulait dire? demandai-je.
- Rien. Interroge Atticus, tu verras.
Ce que je fis le soir même.
- Tu défends les nègres, Atticus? lui demandai-je le soir même.
- Bien sûr. Ne dis pas "nègre", Scout, c'est vulgaire.
- Tout le monde dit ça, à l'école.
- Désormais, ce sera tout le monde sauf toi...
- Eh bien, si tu ne veux pas que je parle de cette manière, pourquoi m'envoies-tu à l'école?"

Publié dans classiques anglophones

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