Attentat, Amélie Nothomb

Publié le par L'Emile

Genre : roman     [1997]
D'où sort-il ? Trouvé à la bibliothèque
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RESUME : " La première fois que je me vis dans un miroir, je ris : je ne croyais pas que c'était moi. A présent, quand je regarde mon reflet, je ris : je sais que c'est moi. Et tant de hideur a quelque chose de drôle. Mon surnom arriva très vite. Je devais avoir six ans quand un gosse me cria, dans la cour : "Quasimodo !" Fous de joie, les enfants reprirent en choeur : "Quasimodo ! Quasimodo ! " "
Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit à l'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?



MON AVIS SUR CE LIVRE : Mouais, bof ! Les deux dernières pages constituent la seule partie intéressante à mes yeux. 
Les personnages sonnent faux : la magnifique Ethel et le pitoyable Epiphane, Epiphane qui fait preuve de trop d'agressivité envers la "normalité" . En pur esthète qu'il est, il est en quelque sorte en guerre contre la laideur. Il méprise les femmes laides mais a cependant beaucoup d'estime pour lui-même.

Certains feront un parallèle avec Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, mais personnellement, je ne vois pas la ressemblance, à part l'opposition du Beau et du Laid. Epiphane n'a de Quasimodo que son physique ingrat. Il est, sinon, imbu de sa personne, orgueilleux, plein de morgue. Ethel serait une seconde Esmeralda, à laquelle on demande de voir au-delà du physique afin de percevoir la beauté et la bonté profonde d'Epiphane.

Certaines interrogations sont intéressantes, certaines affirmations pertinentes. Mais j'ai de nouveau retrouvé le "style Nothomb" dans ce roman : encore une fois, j'ai l'impression que l'auteur cherche à étaler sa (certes) très grande culture, alors que faire l'exposition de son savoir n'apporte rien ici. Au contraire, cela rend le style lourd et l'histoire assommante. J'aime la dénonciation de notre société, en perpetuelle quête d'esthétisme mais je n'aime pas les mots choisis par l'auteur.

Je pense pouvoir maintenant affirmer que ce sont en fait les autobiographies de Nothomb que j'apprécie (Métaphysique des Tubes, Stupeur et Tremblements...). Pour les romans, c'est assez variable, mais même ceux que j'apprécie ne sont pas époustouflants, comme l'a été pour moi la lecture de Métaphysique des Tubes, oeuvre que j'ai plus qu'adorée, tant pour sa trame que pour son style !



POUR QUI ? Pour les fans de Nothomb, sinon je ne le conseille pas.

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